Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


[LIVE] Le déclin des tyrans arabes : Les Syriens se soulèvent, Bachar Assad réprime dans le sang .

Publié par The Algerian Speaker sur 25 Mars 2011, 19:36pm

Catégories : #BOULITIK

Libye, Syrie, Yémen, Jordanie, Bahrein… De l’Afrique du Nord au Moyen Orient, les peuples se soulèvent contre tyrans, monarques, rois et autres présidents à vie qui ont confisqué pouvoir et richesses. Depuis trois mois, le monde arabe vit au rythme des révolutions de rue. Certains despotes, à l'exemple du tunisien Ben Ali et de l'égyptien Moubarak sont déjà tombés, d’autres sont en sursis. DNA vous propose de suivre en direct ces révolutions des peuples. (Capture d'écran : manifestant syrien tué à Deraa)


Cliquez pour actualiser Vendredi 25 mars

18 h 48. Syrie : répression féroce et sanglante. Les forces de sécurité ont ouvert le feu sur les manifestants dans plusieurs villes du pays, alors que des affrontements opposaient, pour la première fois, dans les rues de Damas, opposants et partisans du régime.

A Deraa même, l'armée a ouvert le feu après que la foule a incendié une statue de feu Hafez el-Assad, père du « raïs » actuel, Bachar el-Assad, indique Associated Press (AP).

Des tirs nourris continuaient de retentir dans le centre-ville, selon des habitants s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, qui rapportaient des témoignages faisant état de plusieurs victimes.

Des journalistes qui tentaient de se rendre dans la Vieille ville se sont fait refouler hors de Deraa par l'armée, cette dernière leur affirmant que le calme était rétabli.

Selon un militant de l'opposition à Damas, en contact avec des militants sur place, il y aurait également eu des tirs à Sanamein, village situé à une quarantaine de km de Deraa, qui selon des témoins auraient coûté la vie à 20 personnes. Ce bilan était impossible à vérifier de sources indépendantes.

Dans la ville côtière de Lattaquieh, où les contestataires étaient un millier, au moins un manifestant aurait été tué et plusieurs autres hospitalisés. Un personne est morte à Homs, où des centaines d'habitants ont défilé en soutien aux martyrs de Deraa, rapportaient plusieurs militants.

A Damas, devant la célèbre mosquée des Omayyades, un des principaux monuments de la vieille ville, des affrontements ont opposé partisans du régime et manifestants criant leur soutien à ceux de Deraa, se frappant à coups de ceintures de cuir.

A Alep, la grande ville du nord, des centaines de fidèles sont quant à eux sortis des mosquées après la grande prière, scandant des slogans favorables au régime, comme Dieu, la Syrie, Bachar!.

On faisait également état de manifestations en faveur des réformes et d'arrestations à Raqqah (nord), ainsi qu'à Zabadani (ouest), près de la frontière libanaise.

A Deraa, la répression, impossible à quantifier indépendamment, a fait 34 morts selon le régime, mais peut-être jusqu'à 100 selon l'opposition.

18 h 41. Jordanie : décès d'un manifestant. Khairy Jamil Saad, u n manifestant jordanien âgé de 55 ans, est décédé aujourd'hui à l'Hôpital Hamzeh d'Amman, selon des sources médicales, sans préciser les causes du décès.

17 h 50. Jordanie : heurts sanglants. Plus de 100 personnes ont été blessées vendredi au cours d'affrontements entre manifestants campant sur une place d'Amman pour réclamer des réformes, et des loyalistes, selon des sources médicales.

« La police anti-émeute a été déployée pour tenter de contrôler la situation », a déclaré à l'AFP une source sécuritaire. La gendarmerie était auparavant entrée en action pour disperser les manifestants des deux bords, en utilisant des canons à eau. « l y a plus de cent blessés dont des policiers », a indiqué à l'AFP une source médicale sur place.

« La police tentait de contrôler le groupe de partisans du pouvoir qui se trouvait sur un pont qui surplombe la place, a constaté l'AFP. Certains d'entre eux ont réussi à entrer sur la place où se trouvent les manifestants, jetant de grosses pierres en leur direction.

« Par l'âme et par le sang nous nous sacrifierons pour toi Abou Hussein » (le roi Abdallah) scandaient les loyalistes en lançant des pierres, alors que des jeunes munis de haut parleurs répliquaient « samedine, samedine » (inébranlables).

La police anti-émeutes aurait fini par démonter le camp des jeunes manifestants arrêter plusieurs d'entre eux, a annoncé à l'AFP une source de la sécurité.

16 h 20. Libye : Cadavres mutilés et rites barbares. L’envoyé spécial du journal Le Monde à Benghazi, Rémy Ourdan, rapporte le récit de deux rebelles libyens, Nasser Idriss, 34 ans, Youssef Queri a 20 ans, qui ont vu des cadavres d’insurgés réduits en charpie par les bombardements des forces de Kadhafi ainsi que d’autres cadavres mutilés, découpés.

Leur récit corrobore les témoignages faisant état de la présence de mercenaires africains au sein des troupes loyales au guide libyen. Extraits :

« Nous avons marché jusqu'à 2 km après le château d'eau. Nous marchions à l'écart de la route, dans le désert, raconte Youssef Queri. Nous avons d'abord vu un cadavre, puis d'autres cadavres. Il y avait huit voitures de rebelles sur le bord de la route, et une cinquantaine de corps éparpillés. »

« Il y avait aussi, au bord de la route, un pick-up Toyota blanc avec deux types qui écoutaient de la musique à la radio. Nous avons d'abord eu peur qu'ils soient des soldats de Kadhafi… Puis, croyant que c'était des rebelles, nous leur avons fait des signes avec nos foulards. Ils n'ont pas bougé, pas répondu… Puis nous nous sommes approchés. Et là, nous avons vu que les deux corps avaient été sectionnés au niveau du bassin, et qu'ils avaient les oreilles coupées. Leurs blessures étaient récentes, ils saignaient encore. J'ai commencé à pleurer. »

(…)

« Nous avons vu environ vingt mercenaires noirs africains, armés de longs couteaux et de machettes, à trente mètres de nous », raconte Nasser. « Ils parlaient une langue que nous ne comprenions pas. Nous avons eu peur, mais eux ont eu peur de nous, car ils n'avaient pas d'armes à feu. Ils ont couru environ 300 m pour se réfugier derrière des tanks de l'armée libyenne. » Pour lire le reportage du Monde.

16 h 09. Syrie : au moins 20 personnes à Sanamein, à 40 km au nord de Deraa, rapporte un témoin cité par Al Jazeera.

15 h 37. Syrie : plusieurs morts à Deraa. Plusieurs manifestants ont été tués vendredi par des tirs contre leur rassemblement qui se dirigeait vers la ville de Deraa, au sud de Damas, a affirmé à l'AFP un militant syrien des droits de l'Homme.

Plusieurs manifestants ont été tués par des tirs à Sanamein alors qu'ils se dirigeaient vers Deraa », a-t-il affirmé.

Cette localité se trouve à 40 km au nord de Deraa. Cette information n'a pas pu être confirmée dans l'immédiat de source indépendante, ni par des sources hospitalières.

15 h 33. Syrie : tirs nourris. Reuters rapporte que des tirs de feu nourris ont été entendus dans un square à Deraa où la vielle plus de 100 personnes ont été tuées. Les manifestants avaient dénoncé le frère du président Bachar Al Assad, Maher, chef de la garde républicain. "Maher, le lâche, envoies tes troupes libérer le Golan" scandaient les manifestants.

15 h 29. Libye : Contre-offensive des rebelles. Les rebelles s'apprêtent à lancer une offensive à Ajdabiah, à 160 km de Benghazi, après le refus des forces de Kadhafi qui contrôlent la ville de déposer les armes.

En s'approchant de la ligne de front, vendredi, un correspondant de Reuters a vu passer quatre véhicules chargés de lance-roquettes et de nombreux pick-up lourdement armés.

C'était quelques heures après une offensive aérienne britannique contre des véhicules militaires de l'armée libyenne, dans la nuit de jeudi à vendredi à Ajdabiah.

D'une route située à l'est de la ville, les insurgés ont procédé à des tirs d'artillerie nourris et les forces de Kadhafi ont répliqué en lançant deux ou trois obus qui ont explosé dans le désert, de part et d'autre de la route.

Des chefs de tribus locales ont demandé aux forces du dirigeant libyen de se rendre, lors de pourparlers tenus dans la matinée de vendredi, a raconté à Reuters Ibrahim Faradj, membre du Conseil militaire des rebelles.

15 h 10. Jordanie : Manifestants attaqués. Les jeunes Jordaniens qui campent sur une place d'Amman pour réclamer des réformes ont été de nouveau attaqués vendredi par un groupe de loyalistes qui ont lancé de grosses pierres, faisant 57 blessés.

15 h 10. Yémen : tirs. L'armée yéménite a tiré en l'air à Sanaa pour tenir à distance des partisans et des opposants au président Ali Abdallah Saleh, qui manifestaient en masse dans les rues de la capitale yéménite, selon un journaliste de l'AFP.

11 h 37. Yémen : Le président Saleh affirme qu’il accepterait de partir d’ici la fin de l’année mais qu’il doit remettre le pouvoir « entre de bonnes mains ». Il affirme que les manifestations anti-gouvernement n'aident pas le pays.

10 h 53. Yémen : Ali Saleh quitterait le pouvoir samedi 26 mars. Le président du Yémen Abdellah Ali Saleh ainsi que le général major Ali Mohsen al-Ahmar pourraient annoncer leurs départs respectifs dans les prochains jours, indique le journal The Wall Street Journal.

Citant des sources familières du sérail yéménite, le quotidien indique que “les deux parties se sont mises d’accord sur les principaux points de ce retrait, et samedi devrait être la journée où Saleh et le général Ahmar partiront ». Lire l'article du Wall Street.

10 h 48. Libye : Reportage exceptionnel de France 24 avec les insurgés. Une équipe d’envoyés spéciaux de la chaîne France 24 ont se sont embarqués avec les insurgés libyens pour suivre l'avancée des rebelles face aux troupes du régime du colonel Kadhafi à Brega, avant la contre-offensive des forces loyales au Guide libyen et les frappes aériennes de la coalition.

Le reportage dans sa version longue de 26 minutes sera diffusé dimanche 27 mars à 21 h 10. Vous pouvez suivre un extrait de ce reportage sur ce lien.

10 h 00. Yémen : la manif de la grande peur. D'importantes forces de la police et de l'armée ont été déployées aujourd'hui à Sanaa où l'opposition organise une journée de mobilisation pour réclamer le départ du président Ali Abdallah Saleh.

Des dizaines de milliers de manifestants se sont massés sur la place du Changement, près de l'université de Sanaa.

L'armée, dont plusieurs officiers et soldats ont fait défection pour se rallier aux protestataires, et des militants de l'opposition ont dressé des points de contrôle autour de la place du Changement.

Les forces de sécurité, fidèles au chef de l'Etat, ont érigé des points de contrôle tout au long des quelque trois kilomètres qui séparent la place du Changement de celle des Al-Sabiine, près du palais présidentiel, où les partisans de M. Saleh ont convergé par milliers.

Les manifestants anti-régime, qui avaient appelé à une vaste mobilisation vendredi, avaient indiqué qu'ils attendraient le 1er avril, pour marcher sur le palais présidentiel.  Le chef de l'Etat, au pouvoir depuis 32 ans, mais de plus en plus isolé, après le désaveu de dignitaires religieux et de chefs tribaux, a baptisé cette journée « le vendredi de la tolérance ».

09 h 41 : Libye : artillerie attaquée. Un avion de chasse français a détruit une batterie d'artillerie de l'armée libyenne dans la nuit aux abords de la ville d'Ajdabiya, a annoncé sur France Info l'amiral Edouard Guillaud, chef d'état-major des armées.

Il a également déclaré qu'il « pensait » que les opérations alliées en Libye se prolongeraient pendant des « semaines » et « espérait » qu'elles ne dureraient pas des « mois ».

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Jeudi 24 mars

21 h 37 : Libye. Les Etats-Unis appellent les militaires libyens à « cesser de combattre » contre leurs propres compatriotes et à ne pas obéir aux ordres du colonel Kadhafi, a indiqué un haut responsable du Pentagone, le vice-amiral Bill Gortney

21 h 34 : Yémen. Le président Ali Abdallah Saleh, de plus en plus isolé face à la contestation populaire, a annoncé jeudi qu'il se défendrait par « tous les moyens possibles » et a invité les militaires ayant fait défection à « revenir à la raison ».

21 h 25 : Libye. « Plus de 350 avions » de la coalition sont impliqués dans les opérations aériennes en Libye, dont un peu plus de la moitié sont américains, a annoncé  un haut-responsable du Pentagone, le vice-amiral Bill Gortney.

21 h 23 : Syrie. Tous les militants arrêtés lors des « récents évènements » sont libérés, a affirmé jeudi soir la télévision d'Etat, peu après l'annonce par les autorités d'une série de mesures en réponse aux manifestations.

« D'après une directive du président Bachar al-Assad, toutes les personnes détenues lors des récents évènements ont été libérées », a rapporté la télévision d'Etat.

Cette annonce survient quelques heures après qu'une conseillère du président Assad, Boussaïna Chaabane, eut déclaré lors d'une conférence de presse à Damas que les demandes de la population étaient « légitimes » et que le régime envisageait d' « étudier l'annulation de la loi sur l'état d'urgence » décrété à l'arrivée au pouvoir du parti Baas en 1963.

19 h 12. Libye: 109 morts à Misrata. Les forces loyales au colonel Kadhafi ont tué 109 personnes et en ont blessé plus de 1.300 dans leur offensive contre les rebelles à Misrata, à l'est de Tripoli, à indiqué à l'AFP un médecin de l'hôpital de la ville.

Depuis vendredi dernier, les attaques des forces de Kadhafi ont fait 109 martyrs et 1.300 blessés, dont 81 graves, a ajouté ce médecin sous couvert de l'anonymat.

Jeudi, « quatre martyrs sont tombés sous les tirs de snipers », a-t-il précisé.

18 h 40 : Syrien. Le président Bachar al-Assad a promulgué aujourd'hui un décret stipulant une augmentation des salaires immédiate pour les employés de la fonction publique, a annoncé l'agence officielle Sana.

18 h 38 : Libye. Les raids de la coalition internationale ont fait « environ 100 morts » parmi les civils en Libye depuis le début de son offensive contre des positions des forces du colonel Mouammar Kadhafi, selon un bilan provisoire donné jeudi par Moussa Ibrahim, un porte-parole du régime.

17 h 46 : Libye. Le Parlement turc a approuvé jeudi le principe d'une participation turque aux opérations internationales en Libye après une demande du gouvernement pour l'envoi de navires de guerre au large de ce pays, dans le cadre de l'Otan, ont affirmé des sources parlementaires à l’AFP.

Les députés d'opposition ont aussi apporté leur soutien à cette motion, lors d'un vote qui s'est tenu à huis clos et à main levée, ont indiqué ces sources.

Le gouvernement, issu de la mouvance islamiste, a obtenu une autorisation valable pour un an de déployer des unités militaires turques dans le cadre de « contributions multidimensionnelles aux efforts internationaux visant à rétablir la stabilité et la sécurité en Libye », selon le texte de la motion.

15 h 22 : Yémen. Le ministère yéménite de l'Information a justifié aujourd'hui la fermeture du bureau d'al-Jazeera à Sanaa par la diffusion par la chaîne du Qatar de « fausses nouvelles » sur les troubles au Yémen.

La fermeture du bureau d'al-Jezira et le retrait des accréditations de ses journalistes font suite à « la diffusion de fausses nouvelles et de la présentation d'une image erronée (...) sur la situation au Yémen », a déclaré un porte-parole du ministère, cité par l'agence officielle Saba.

Il a en outre accusé la chaîne qatarie de « manquer de crédibilité, de professionnalisme et d'impartialité dans sa couverture des événements au Yémen », affirmant que la chaîne avait diffusé  hier des images de torture sur des prisonniers dans une prison en Irak, en les présentant comme ayant été tournées au Yémen.

14 h 43. Libye. Un avion de chasse français a abattu un avion militaire libyen qui n’a pas respecté la zone d'exclusion au-dessus de la Libye, rapporte jeudi la chaîne de télévision américaine ABC News sur son site internet.

08 h 56 :  Kadhafi est « dictateur fou ». Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a qualifié aujourd'hui le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi de « dictateur fou » et s'est dit convaincu que « certains dans son entourage commencent à poser des questions ».

« Je suis convaincu qu'à Tripoli certains commencent à se poser des questions (...) est-ce qu'on peut continuer avec un dictateur, je ne vais pas utiliser des termes excessifs, mais fou ? », a-t-il déclaré sur RTL.

« Je n'imagine pas, après ce qui s'est passé et ce qui se passe dans le monde arabe, qu'un régime incarné par une telle personne puisse perdurer, mais nous voulons que ce soient les Libyens qui le décident », a-t-il ajouté, en soulignant que les frappes aériennes avaient aussi pour objectif de « mettre les opposants de Kadhafi en situation de reprendre l'avantage ».

« La phase suivante sera une initiative de paix. Il faut penser maintenant à organiser la paix, réunir les conditions d'un dialogue national entre le Conseil national de transition, peut-être d'autres forces politiques, il y a beaucoup d'autorités traditionnelles en Libye », a-t-il noté.

 

Mercredi 23 mars :

20 h 56 : Nouveaux raids aériens sur Tripoli. La coalition occidentale a mené ce soir de nouvelles attaques aériennes contre des objectifs civils et militaires à Tripoli, rapporte la télévision publique libyenne sans donner de précisions.

Des habitants de la capitale libyenne ont fait état de huit explosions dans l'est de la ville, d'où s'élèvent des colonnes de fumée.

« Nous avons entendu quatre explosions, puis quatre autres cinq minutes plus tard », a dit un habitant du quartier de Tadjoura. « Nous voyons de la fumée et des flammes. »

20 h 21 : Des pays arabes se rallient. Hillary Clinton, la chef de la diplomatie américaine, a dit s'attendre à « de nouvelles annonces dans les jours à venir » de pays arabes participant aux opérations militaires en Libye.

« Je suis satisfaite de la participation arabe. Il y aura de nouvelles annonces dans les jours qui viennent », a promis la secrétaire d'Etat

Le premier ministre britannique David Cameron avait annoncé plus tôt que le Koweït et la Jordanie apporteraient un « soutien logistique » à l'opération.

20 h 19 : Misrata bombardée. Les forces gouvernementales bombardaient ce soir le principal hôpital de Misrata, troisième ville du pays située à 200 km à l'est de Tripoli, a déclaré à l'AFP un témoin joint par téléphone. (AFP)

19 h 47 : Un dépôt d'armes bombardé. Des avions de chasse canadiens ont bombardé dans la nuit un dépôt de munitions des forces du colonel MoKadhafi dans le nord de la Libye, a annoncé mercredi le chef d'état-major adjoint de la Force aérienne du Canada, le général Tom Lawson.L'attaque a eu lieu près de Misrata, la troisième ville du pays. Il s'agit de la première offensive réalisée par les forces canadiennes participant aux opérations contre le régime de Tripoli.

Lors d'une mission précédente, les pilotes canadiens ont renoncé à bombarder un aérodrome pour ne pas risquer de toucher des civils.

« La mission de la nuit dernière a abouti à la destruction d'un dépôt de munitions dans le nord de la Libye », a dit le général Lawson, avant de souligner que des « munitions guidées avec précision » ont été utilisées, pour réduire les « risques collatéraux ». Une autre sortie de chasseurs CF-18 canadiens a eu lieu mercredi matin. Aucun détail n'a été donné sur son déroulement.

18 h 10 : Pas de victimes civiles. Il n'y a pas eu de victimes civiles signalées après les frappes aériennes de la coalition contre les forces et installations militaires du colonel libyen Mouammar Kadhafi, a affirmé aujourd'hui le contre-amiral américain Gerard Hueber.

17 h 10 : l'aviation libyenne n'est plus une force. L'aviation libyenne « n'existe plus comme force de combat » après l'intervention de la coalition internationale en Libye, a affirmé aujourd'hui un haut responsable de la Royal Air Force, Greg Bagwell, cité par des médias britanniques. (AFP)

17 h 00 : Pas de date pour la fin des opérations. Il n'y a pas « de calendrier » pour la fin des opérations de la coalition internationale en Libye, a déclaré aujourd'hui au Caire le secrétaire à la Défense américain Robert Gates.(AFP)

16 h 05 : Reprise des combats à Ajdabiya. Les combats faisaient rage aujourd'hui près d'Ajdabiya. Les habitants, effrayés, fuient cette ville clé de l'Est libyen.

L'un des résidents, Faraj, 25 ans, a affirmé à l’AFP que les combats l'ont empêché de revenir dans sa ville, située à 160 km au sud de Benghazi, fief de l'insurrection contre le régime du colonel Kadhafi.

« Nous avons fait demi-tour à cause des bombardements », a-t-il dit, accompagné d'autres personnes à bord d'une voiture qui repartait sur la route de Benghazi. « Il y avait des bombardements et nous avons vu des maisons en feu », a-t-il ajouté.

Une colonne de fumée s'élevait au-dessus de la ville et des bombardements et des tirs intermittents étaient entendus, a constaté un journaliste de l'AFP.

Selon Hamed al-Qabaili, fuyant également Ajdabiya, la situation était « très mauvaise ». « Ils sont en train de tirer des missiles Grad sur les maisons », a-t-il dit.

Les forces de Kadhafi avaient repris Ajdabiya la semaine dernière au cours de leur offensive contre la rébellion qui tenait l'est du pays depuis un mois, avant d'attaquer Benghazi, le bastion des insurgés. Mais elles ont été stoppées devant Benghazi par des frappes aériennes de la chasse française.

15 h 46 : Nomination. Mohamed Jibril a été nommé chef du gouvernement de l'opposition libyenne, a indiqué un porte-parole des rebelles au quotidien The Guardian.

Mohamd Jibril avait rencontré la Secrétaire d'Etat américain Hillary Clinton

15 h 27 : Raids sur Misrata. Des avions de la coalition internationale ont bombardé mercredi des positions tenues par les forces loyales à Kadhafi dans la ville libyenne de Misrata, a indiqué à Reuters un habitant contacté par téléphone.

Ces raids aériens, ajoute-t-on de même source, ont entraîné un arrêt des tirs de l'artillerie et des blindés de Kadhafi sur Misrata.

Mais ce même habitant a indiqué par la suite que des tireurs embusqués des forces loyales à Kadhafi avaient ouvert le feu sur un hôpital, faisant au moins trois morts et trois blessés graves.

« Cela a commencé il y a une demi-heure », a dit Saadoun, de nouveau contacté par téléphone par Reuters vers 12h00 GMT. « Les snipers tirent sur l'hôpital dont les deux entrées principales sont soumises à une véritable attaque. Personne ne peut entrer ni sortir », a-t-il dit.

D'autres tireurs embusqués auraient tué deux personnes dans le centre de la ville.

Ses informations n'ont pu être vérifiées.

La troisième ville de Libye, située à 200 km à l'est de Tripoli, est aux main des insurgés mais est le théâtre de violentes attaques des forces régulières qui auraient fait des dizaines de morts.

Selon Saadoun, les raids ont visé une base aérienne située au sud de la ville, où sont regroupées les forces régulières. « Ils n'ont pas tiré un seul obus d'artillerie depuis cette frappe aérienne », a-t-il ajouté.

10 h 10 : Boucliers humains.Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi était montré mardi soir à la télévision nationale en train de s'adresser à une petite foule de partisans, depuis un des bâtiments de sa résidence de Bab el-Aziziya à Tripoli, touché dimanche par un missile.

Défiant la coalition, Mouammar Kadhafi a affirmé que son pays était « prêt pour la bataille, qu'elle soit longue ou courte ». « Nous allons gagner cette bataille », a-t-il lancé, avant d'affirmer, dans une brève allocution, que « les masses étaient les plus fortes des défenses anti-aériennes ».

Dans une interview à CNN, Barack Obama a estimé que Kadhafi « pourrait essayer de se terrer et d'attendre, même face à une zone d'exclusion aérienne ».

Le président américain a souligné que Washington avait d'autres cartes que l'option militaire.

De son côté, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton a déclaré de son côté que des proches du colonel Kadhafi ont pris des contacts dans le monde entier pour trouver une porte de sortie au conflit, ajoutant qu'elle « encourageait » cette attitude.

Elle a également déclaré avoir eu connaissance d'informations selon lesquelles un des fils du colonel Kadhafi, Khamis, aurait été tué par une frappe aérienne, mais « les preuves ne sont pas suffisantes », a-t-elle ajouté.

 

Mardi 22 mars :

23 h 14 : Exil ? La secrétaire d'Etat américain, Hillary Clinton, croit que le colonel Kadhafi chercherait des voies pour un exil. (Reuters).

Dans une déclaration faite à la chaîne ABC news, Mme Clinton s'interroge sur le sérieux de ces informations.

23 h 01 : Kadhafi réapparait. Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a fait ce soir une apparition en public dans sa résidence de Bab el-Aziziya à Tripoli, cible dimanche d'un missile de la coalition, rapporte la télévision nationale libyenne.

20 h 14 : Sanctions américaines. Le département du Trésor américain a indiqué mardi que les sanctions économiques des États-Unis contre le régime libyen s'étendaient à quatorze sociétés qu'il a identifiées comme des filiales de la compagnie pétrolière nationale libyenne (NOC). Info AFP

 

20 h 10 : Accord sur l’Otan. Les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne sont tombés d'accord pour que l'Otan puisse jouer un rôle clef dans le commandement de l'opération militaire de la coalition internationale en Libye, a annoncé la Maison blanche.

20 h 03. Tirs de la DCA à Tripoli. Des tirs de la défense anti-aérienne précédés et suivis d'explosions lointaines ont été entendus ce soir à Tripoli, selon un journaliste de l'AFP.

15 h 45 : Affrontements violents  au sud-ouest de Tripoli. Des « affrontements violents » ont eu lieu hier et aujourd'hui dans la région de Yefren, au sud-ouest de Tripoli, entre les rebelles qui contrôlent la région et les forces du régime libyen, faisant au moins 9 morts, ont indiqué à l’AFP des habitants de cette région.

15 h 40 : Contact de l’ONU avec les rebelles. L'envoyé spécial de l'ONU pour la Libye, le Jordanien Abdel Ilah Khatib, a eu un premier entretien tard hier soir avec la direction des forces rebelles libyennes à Tobrouk, a annoncé un communiqué diffusé aujourd'hui par l'ONU à Tunis, où se trouve Ban Ki-moon.

15 h 35 : La journaliste tunisienne en vie. Fatma Ben Dhaou, envoyée spéciale en Libye du journal tunisien Le Quotidien et dont on était sans nouvelle depuis vendredi, a contacté son mari aujourd'hui a annoncé ce dernier.

« Dieu merci, elle est saine et sauve. Elle est à Benghazi et a réussi à me contacter par internet », a-t-il raconté.

14 h 58 : Les marines chargés de l'embargo. Les pays de l'Otan ont décidé aujourd'hui de confier à leurs marines la mission de faire respecter l'embargo sur les armes à destination de la Libye décidé par l'ONU, a annoncé un diplomate allié.

Les ambassadeurs des 28 pays de l'Otan réunis au sein du Conseil de l'Atlantique-Nord « sont tombés d'accord pour imposer un embargo sur les armes qui seraient acheminées par mer », a-t-il déclaré sous réserve de l'anonymat.

14 h 22 : Une journaliste tunisienne portée disparue. Fatma Ben Dhaou, envoyée spéciale en Libye du journal tunisien Le Quotidien, n'a donné aucune nouvelle depuis vendredi, a annoncé aujourd'hui son journal et son mari.

« Elle allait rentrer de Benghazi à Tobrouk avec Olfa Sallami, une autre journaliste tunisienne qui travaille pour la TV tunisienne et est ordinairement basée au Caire », a raconté l'époux de Fatma Ben Dhaou. « J'ai essayé de l'appeler sur son portable et de contacter l'hôtel Al Massira à Tobrouk mais en vain », a-t-il poursuivi.

Le rédacteur en chef adjoint du journal Le Quotidien, Lotfi Touati, a confirmé la disparition de la journaliste qui « n'a rien envoyé depuis vendredi ». Selon une consoeur qui travaille dans le même journal, Fatma Ben Dhaou était dans l'est de la Libye depuis environ une semaine. (AFP)

14 h 20 : l'Otan soutiendra la coalition. L'Otan soutiendra la coalition de pays qui mène l'opération militaire en Libye quand les Etats-Unis réduiront leur engagement, a déclaré aujourd'hui une porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

« Quand les Américains voudront prendre un peu de recul, l'Otan pourrait intervenir en soutien, ça me semble assez clair », a dit Christine Fages lors d'un point de presse.

Les batteries antiaériennes libyennes sont de nouveau entrées en action aujourd'hui à Tripoli mais le commandant américain de l'opération internationale a laissé entendre que le rythme des raids pourrait bientôt ralentir. (Reuters)

14 h 5 : Alger juge les  « bombardements disproportionnés ». Les bombardements aériens de la coalition internationale contre la Libye sont disproportionnés par rapport à l'objectif fixé par la résolution 1973 de l'ONU et ont aggravé la crise, a estimé aujourd'hui le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci.

12 h 06 : Crash d’un avion américain. Un avion de chasse américain F-15 s'est écrasé dans la nuit en Libye, a annoncé mardi le commandement américain Africom à Stuttgart, en Allemagne.

« Les deux membres d'équipage se sont éjectés. L'opération pour récupérer le deuxième membre d'équipage est en cours », a précisé Karin Burzynski, porte-parole de l'US Africa Command, qui assure la coordination des opérations depuis Stuttgart.

Il s'agit de la première perte officiellement reconnue d'un appareil de la coalition en Libye. Aucune précision n'a été donnée sur les raisons du crash, ni sur l'endroit où il s'est produit. (AFP)

12 h 05 : Tuerie à Misrata. Cinq personnes, dont quatre enfants, ont été tuées aujourd'hui par des tirs des forces fidèles au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi à Misrata, a affirmé un porte-parole des rebelles dans cette ville située à l'est de Tripoli.

11 h 33 : Des milliers de Libyens déplacés. Les combats en Libye ont poussé des milliers de personnes à fuir leur domicile et se réfugier dans l'est du pays, a indiqué le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) se fondant sur les témoignages de réfugiés arrivés en Egypte. (AFP)

11  h 31 : Photographe retrouvé. Stéphane Lehr, photographe travaillant pour l’agence Polaris Images et qui n'avait plus donné de nouvelles depuis dimanche alors qu'il se trouvait dans la région de Benghazi en Libye, a repris contact avec son agence hier soir, a indiqué Reporters sans frontières (RSF).

« Jean-Pierre Pappis, directeur de l'agence, a confirmé avoir reçu des nouvelles de son collaborateur, parti couvrir les combats sur le front, dans la région d'Ajdabiya, ville située sur la côte au sud de Benghazi », précise RSF.

09 h 17 : Journalistes en danger. Depuis le début de l’insurrection  en Libye, les journalistes son devenus la cibles des forces pro-Kadhafi.

Stéphane Lehr, photographe français travaillant en freelance pour l’agence Polaris Images qui se trouvait dans la région de Benghazi, n'a plus donné de nouvelles depuis dimanche en début d’après-midi, a indiqué mardi Reporters sans frontières.

Trois journalistes occidentaux, deux de l'Agence France-Presse et un photographe de l'agence Getty Images, ont été arrêtés le 19 mars dans la région de Tobrouk (Est) par l'armée libyenne, selon le témoignage de leur chauffeur.

Quatre journalistes d’Al Jazeera sont toujours détenus par les forces de Kadhafi alors que six journalistes libyens sont toujours portés disparus.

Lundi ce sont 4 journalistes du New York Times qui ont été libérés après une semaine de détention.

22 h 17 : Une base de la marine bombardée. Une base de la marine libyenne située à 10 km à l'est de Tripoli a été touchée par des bombardements ce soir, ont indiqué des témoins qui ont vu des flammes s'échapper de la base.

La base navale de Boussetta a été touchée peu après 19H00 GMT, selon plusieurs témoins.

La télévision d'Etat libyenne a annoncé lundi soir que la coalition internationale bombardait Tripoli.

Des tirs de la défense anti-aérienne suivis d'explosions avaient été entendus dans la soirée dans le secteur de la résidence du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi à Tripoli.

21 h 46 : Réunion à l’ONU. Le Conseil de sécurité de l'ONU tiendra jeudi une réunion à la demande de la Libye, a indiqué aujourd'hui un diplomate des Nations unies.

Le Conseil de sécurité a reçu au cours du week-end une lettre du ministre des Affaires étrangères libyen Moussa Koussa demandant une réunion d'urgence du Conseil.

Cette demande a été étudiée lundi par les membres du Conseil lors d'une réunion à huis clos, selon un diplomate à l'ONU.

« La Libye demande une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU après l'agression franco-américano-britannique contre la Libye, un Etat indépendant et membre des Nations unies », avait déclaré le ministère des Affaires étrangères libyen dans un communiqué publié dans la nuit de samedi à dimanche.

Le Conseil de sécurité a adopté jeudi une résolution prévoyant de prendre « toutes les mesures nécessaires » pour protéger les civils en Libye.

20 h 34 : La résidence de Kadhafi visée. Des tirs de la défense anti-aérienne suivis d'explosions ont été entendus lundi soir à Tripoli dans le secteur de la résidence du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, selon un journaliste de l’AFP.

La DCA est entrée en action peu après 19H00 GMT et des explosions ont ensuite retenti.

"Ces attaques ne vont pas effrayer le peuple libyen", a ajouté la télévision.

Au même moment, un journaliste de Reuters faisait état d'une explosion entendue dans la capitale libyenne, suivie de tirs de DCA.

Dans la nuit de dimanche à lundi, des missiles ont détruit un bâtiment administratif au sein de la résidence-caserne de Bab el-Aziziya dans le sud de la capitale libyenne. Selon la coalition, il abritait un centre « de commandement et de contrôle ».

20 h 23 : Obama : Kadhafi doit partir. Le président des Etats-Unis Barack Obama a affirmé à Santiago que les Etats-Unis s'en « tiendront au mandat de la résolution 1973 » du Conseil de sécurité de l'ONU, autorisant le recours à la force en Libye.

« La position américaine est que (le numéro un libyen Mouammar) Kadhafi doit partir », a rappelé  le président américain.

20 h 00 : 40 morts à Misrata. Les forces pro-Kadhafi ont mené une attaque aujourd'hui à Misrata, la troisième ville du pays, faisant au moins 40 morts et 300 blessés, selon les rebelles.

18 h 32 : Peu d’informations sur la tanière de Kadhafi. Les militaires américains disposent de peu d'informations sur l'endroit où se trouve le colonel Kadhafi, après que le complexe où il réside a été la cible de frappes aériennes de la coalition, a déclaré aujourd'hui un haut gradé américain, le général Carter Ham.

17 h 13 : Aucune négociation. Abed al Hafiz Ghoga, porte-parole du du Conseil national libyen ( CNL) a exclu lundi toute négociation avec Kadhafi. « Nous sommes engagés dans une guerre d'usure à laquelle nous a contraint le dictateur », a déclaré Abed al Hafiz Ghoga lors d'une conférence de presse à Benghazi, le fief de l'insurrection.

« Pour cette raison, nous refusons de négocier avec lui. Nous préférons assister à sa fin plutôt que de négocier. Il est recherché comme criminel de guerre par la communauté internationale. Il sera jugé pour ses actes de génocide contre son propre peuple ».

16 h 27 : Soutien de l’Otan. L'intervention de la coalition internationale en Libye est pour le moment un « succès » et l'Otan est « disposée à venir en soutien » dans « quelques jours », a annoncé aujourd'hui à Bruxelles le chef de la diplomatie française, Alain juppé.

« Le premier succès de notre intervention est clair », a estimé Alain Juppé, en marge d'une réunion avec ses homologues européens, car « si nous n'avions rien fait, Benghazi », le fief de la rébellion libyenne dans l'est du pays, « serait un bain de sang ».

« Nous avons sauvé les civils de Benghazi », a-t-il assuré. (AFP)

16 h 18 : Tirs sur la foule. Des forces loyales au colonel Kadhafi ont ouvert le feu sur une foule dans la ville de Misrata, contrôlée par les opposants au régime. Neuf personnes auraient été tuées selon un témoin cité par l'agence Reuters.

16 19 : Medvedev contredit Poutine. Le président russe, Dmitri Medvedev, a jugé inacceptable le terme « croisade » employé par Vladimir Poutine pour qualifier l'intervention militaire occidentale en Libye.

« Il est inadmissible d'employer des termes qui mènent au choc des civilisations, des expressions du genre « croisade » ou autres. C'est inacceptable. Dans le cas contraire, tout peut se terminer d'une manière encore pire que la situation actuelle. Chacun doit garder ça en tête », a-t-il déclaré, selon les agences russes.

« Il faut être de la plus grande prudence concernant les déclarations sur la Libye », a-t-il ajouté. « Je considère que la résolution (de l'Onu) reflète notre interprétation de ce qui se passe en Libye, mais pas totalement. C'est pourquoi nous n'avons pas utilisé notre veto », a-t-il renchéri.

Vadimir Poutine a dénoncé lundi la résolution 1973 de l'ONU autorisant le recours à la force pour protéger les civils en Libye, qui ressemble selon lui à un « appel aux croisades ».

15 h 22 : Réunion du Conseil de Sécurité. Le Conseil de sécurité de l'ONU tiendra une réunion à huis clos sur la Libye aujourd'hui, ont annoncé des diplomates sous couvert de l'anonymat.

Cette annonce intervient alors que la Russie a critiqué la résolution adoptée jeudi et l'Allemagne a refusé de participer aux opérations militaires.

La réunion, très technique, fera suite à la demande de la Libye d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité et donnera une réponse à cette demande, a indiqué un diplomate.

Le Conseil de sécurité avait adopté jeudi une résolution prévoyant de prendre « toutes les mesures nécessaires » pour protéger les civils en Libye. La Russie et l'Allemagne, toutes deux membres du Conseil, s'étaient abstenues lors du vote.

13 h 56 : Journalistes libérés. Les quatre journalistes du quotidien américain New York Times arrêtés en Libye par les forces fidèles au régime Kadhafi ont été libérés et se trouvent à l'ambassade de Turquie à Tripoli.

« Suite à une demande américaine hier (dimanche), nous avons entrepris des démarches et obtenu il y a peu la libération des journalistes grâce à une coopération des autorités libyennes », affirme un responsable turc.

Les journalistes ont été remis à l'ambassade de Turquie, à Tripoli, et devaient quitter le pays « dans les prochaines heures », a ajouté le ministre.

13 h 29 : Position clarifiée. Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a déclaré lundi qu'il soutenait la résolution de l'Onu autorisant l'intervention militaire en Libye. Toutefois, il a insisté sur la protection des civils.

Lors d'une conférence de presse tenue au Caire avec Ban Ki-Moon, Amr Moussa a clarifié sa position après avoir dénoncé dimanche les bombardements ayant « provoqué la mort et les blessures de nombreux civils libyens ».

« La position de la Ligue arabe sur la Libye a été décisive et dès le début nous avons suspendu la Libye (...) Ensuite, nous avons demandé aux Nations unies de mettre en place une zone d'exclusion aérienne et nous respectons la résolution de l'ONU, et il n'y a aucun désaccord », a affirmé Moussa.

« Elle vise à protéger les civils et c'est cela qui nous intéresse. »

13 h 00 : Des croisades selon Poutine. Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a estimé aujourd'hui que les attaques de la coalition internationale en Libye ressemble à des " appels médiévaux aux croisades".

La Russie s'est abstenue de voter la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU instaurant une zone d'exclusion aérienne en Libye.

11 h 32 : Le colonel Kadhafi peut-il être la cible directe de frappes aériennes ?La chaîne Skynews rapporte qu’un haut responsable militaire britannique estime que Kadhafi est une «  cible militaire légitime ».

Le secrétaire d’Etat à la Défense britannique, Liam Fox, affirme que le colonel est une cible ce qui contredit les propos tenus la veille par l'amiral américain William Gortney.

Celui-ci avait indiqué que le leader libyen n’est pas une cible.

«  Nous ne courrons pas derrière Kadhafi. Je peu vous garantir qu’en ce moment, il n’est pas sur la liste des cibles », a-t-il affirmé dimanche aux journalistes

10 h 56 : Nouvelles frappes des avions français. Les opérations aériennes françaises ont repris ce matin, a indiqué le porte-parole de l'état-major, le colonel Thierry Burkhard.

Les avions français n'ont pas survolé la Libye durant la nuit, mais ont repris leurs missions dans la matinée, a-t-il précisé.

Les appareils qui partent des bases sur le territoire français, notamment de Solenzara en Corse et de Saint-Dizier (Haute-Marne), ont environ trois heures de vol pour arriver sur la zone des opérations.

Le renforcement de la coalition, avec la participation d'avions d'autres pays, entraîne « un partage des responsabilités » dans la conduite des opérations, souligne l'état-major.

10 h 38 : Les forces de Kadhafi reculent. Les forces pro-Kadhafi, qui avaient attaqué Benghazi samedi matin, ont reculé aujourd'hui jusqu'à Ajdabiya, à 160 km au sud.

Des dizaines de chars détruits par des frappes aériennes gisaient le long de la route entre les deux villes. Des centaines de rebelles se rassemblaient dans la matinée à quelques kilomètres d'Ajdabiya, où toutes les communications ainsi que l'alimentation en eau étaient coupées. Une épaisse fumée noire s'élevait au-dessus d'un bâtiment de la ville.

Les rebelles, qui ont essuyé quelques tirs des forces gouvernementales depuis l'intérieur de la ville, étaient armés de batteries antiaériennes et de quelques roquettes Katioucha, mais ne savaient pas quelle stratégie adopter, dans la mesure où des tirs sur la ville risquaient de toucher des civils.

"Nous demandons plus de frappes aériennes. Nous voulons qu'ils bombardent ses aéroports et ses chars. Même si nous devons mourir, nous allons entrer à Ajdabiya aujourd'hui, si Dieu le veut », a déclaré Salman Maghrabi, un combattant rebelle. (AFP)

Cartographie : Le quotidien Le Figaro publie sur son site une cartographie des forces internationale qui interviennent actuellement en Libye en vertu de la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU.

Pour consulter la cartographie ainsi que les explications du Figaro.

10 h 19 : Le navire italien porté disparu. Le ministre italien de la Défense affirme ignorer où se rendait le navire remorqueur italien qui avait été retenu au port de Tripoli avant de repartir hier avec à son bord des hommes affirmant être des militaires libyens.

« Le navire se dirige vers l'ouest mais nous ne savons pas où exactement parce qu'ils font des zigzags et à bord il y a des militaires libyens armés », a déclaré le ministre, Ignazio La Russa.

Les huit italiens membres de l'équipage de l'Asso 22 « se trouvent encore à bord du remorqueur, qui n'a pas accosté, et ils n'ont pu débarquer à Tripoli comme ils devaient le faire », a-t-il rappelé.

Quelques hommes armés, dont l'un s'était présenté comme le commandant du port, avaient arrêté l'équipage, empêchant le navire de repartir. L'équipage se serait alors trouvé consigné à bord.

Dimanche, le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, n'avait pas exclu qu'il puisse s'agir d'un enlèvement: « Nous ne savons pas quelles sont les intentions » de ces hommes mais "nous ne pouvons pas exclure un enlèvement », avait-il dit. (AFP)

10 h 10 : Nouvelles frappes. Le quotidien britannique The Guardian évoque des frappes aériennes sur ou autour de la ville Ajdabiya contrôlée par les troupes du colonel Kadhafi

•          Une deuxième vague d’attaque a été lancé dans la nuit de dimanche à lundi sur la Libye. Un tir de missile a détruit un bâtiment administratif dans la caserne de Bab Al Azizia qui abritait un centre de commandement des forces libyennes, à Tripoli.

•          La coalition internationale assure avoir endommagé leurs défenses antiaériennes.

•          Le gouvernement libyen a annoncé un cessez-le-feu unilatéral à partir de dimanche 20 heures mais Les Etats-Unis et le Royaume-Uni n’en ont pas pris compte.

•          Benghazi, fief de l'insurrection dans l'est du pays, reste sous la menace des forces fidèles à Kadhafi, mais celles

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